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 Sage-Femme

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Victoire
Beauté divine
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Date d'inscription : 24/05/2011

MessageSujet: Sage-Femme   Dim 2 Déc - 12:55

Meleagre a écrit:
Citation :

Quatrième Cursus - La Sage-femme
Cours I: Le suivi prénatal





Introduction

Dans cette partie, nous allons nous intéresser à la vie de la femme au cours de sa grossesse. Les médecins sont très intéressés à ce "temps" de la vie d'une femme. Dès que la grossesse lui est révélée, la femme doit adopter un nouveau rythme, et une nouvelle façon de vivre lui sont conseillés.

L'arrêt des menstruations est considéré comme révélateur d'une grossesse, Barthélémy l'Anglais dit "Si les menstrues ne coulent plus" alors la femme est enceinte. Malgré tout le médecin peut diagnostiquer une grossesse en examinant la patiente par le biais de l'uroscopie, couramment pratiquée : elle consiste à étudier avec soin l'urine de la femme. Nous allons détailler tout cela.

Us et coutumes

Une gravure sur bois de Jean de Cuba montre un médecin examinant l’urine de la femme, qui attend le résultat en compagnie de son mari. Lorsque l’épouse était enceinte : « l’urine de la femme grosse d'enfant au commencement de sa grossesse […] est blanche en fourme de cocton […] et petits points blanz au fons desdits urine et espars à laffoys ». Ce critère a été admis par tous les médecins.

L’examen de la poitrine de la femme peut également apporter confirmation. « Ses mamelles commencent à grossir », nous affirme Arnaud de Villeneuve. Le visage de la femme se transforme : il peut devenir rouge après la conception. L’appétit et le comportement de la femme changent aussi : « l’appétit et le désir lui sont diminués », déclare Arnaud de Villeneuve. A travers ces quelques signes, on découvre que c’est le physique entier de la femme qui change d’apparence dès la conception.

Les femmes et les hommes éprouvent le désir évident de percer le secret de ce qui se déroule dans le corps de la mère. De plus, divers moyens sont utilisés pour deviner le sexe de l’enfant. Ainsi, « si le ventre grossit et devient rond du côté droit », c’était un garçon, et dans le cas contraire, c’était une fille.

Le principal souci des couples est d’être rassurés, c’est-à-dire que l’enfant soit un garçon. En effet, la conception d’une fille est toujours mal acceptée : elle est considérée comme contraire au cours normal de la nature ; l’homme en est même bouleversé, il ressent alors l’échec de son action, dès la conception. La naissance d’une fille est alors parfois mal vécue. Par exemple, lorsque Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, apprit que sa belle-fille avait accouché d’une fille, il refusa de venir au baptême « pour cause que ce ne soit une fille, mais s’il eut plu à Dieu de lui envoyer un fils, il en eut fait grande fête ».

L’aspect physique de la femme est l’un des critères retenus pour distinguer le sexe de l’enfant à naître. Trotula explique : « Et Ypocras dit que la femme qui porte l’enfant mâle est bien colorée et joyeuse […] et si elle est pâle et pesante cela signifie que c’est une fille ». Être enceinte d’un garçon favoriserait donc le physique et la santé de la mère. En revanche, l’attente d’une fille est presque considérée comme une maladie. Ainsi, dans la mentalité, la conception d’une fille est plutôt considérée comme contraire à la vraie finalité de la reproduction. On considère alors la femme moins belle, sa santé moins bonne.


La transformation physique et mentale, par la grossesse, de l’organisme de la mère impose à celle-ci des modifications dans sa vie quotidienne.

La femme enceinte est toujours surprotégée. Elle est autorisée, par exemple, à ne pas comparaître à une convocation de tribunal et elle peut quitter l'église lorsqu'elle le désire. Dans une grande majorité de lois actuelles, si une femme enceinte est condamnée à mort, on ne peut pas mettre la sentence à exécution et les juges sont obligés d'attendre l'accouchement. La peur est grande de tuer l'enfant qu'elle porte mais aussi de donner la mort à une femme qui, mystérieusement s'apprête à donner la vie.



2)De la découverte de l'état

Comme cité plus avant, le changement des mamelles sont des signes de grossesse évident, mais il y en a d'autres, comme le teint, les vomissements, les nausées entrainant une perte d'appétit, les sautes d'humeurs, le caractère changeant, les envies particulières de nourritures comme la viande, voire même manger de la terre ou du charbon.

Alors on met en évidence des tests, amusant comme le picotement entre les cuisses après un rapport sexuel pouvant signifier la fécondation. Si après l'absorption d'un mélange d'eau et de miel, la femme ressent des picotements autour du nombril c'est que le test serait positif et la grossesse avérée. Ou frotter de l'huile ou de la cire sur le pouce d'un jeune garçon et selon la lumière exposée sur les formes créées sur le doigt alors on signifie grossesse ou non.

Autre exemple, 1350 Avant JC : Le premier document mentionnant un test de grossesse à base d'urine date de l'Égypte ancienne. Un papyrus décrit un test : les femmes désireuses de savoir si elles étaient enceintes devaient uriner plusieurs jours sur des grains de blé et d'orge. Si l'orge poussait, cela signifiait un enfant de sexe masculin. Si le blé poussait, cela signifiait une fille. Si aucun ne poussait, elle n’était pas enceinte.
Bien entendu, en tant que médecin nous préférons les test plus spécifiques comme les tests urinaires. On recueille l'urine dans un bassin, que l'on laisse durant quelques heures ensuite. On y met un loquet ou une clef : si au fond du bassin l'objet en métal laisse trace alors la grossesse est avérée.

Puis le corps change au fil des semaines, les seins grossissent , sont douloureux les premiers mois, le ventre s'arrondit : tout autant de signes justifiant la grossesse.

3) Le suivi de la femme enceinte

Une grossesse, qu'elle se déroule dans des conditions idéales ou non, se voit soumise à contrôles et examens réguliers. On examine bien sûr les facteurs extérieurs, comme les urines, on est à l'affût des moindres symptômes qui pourraient laisser à penser à une complication de la grossesse, mais on examine aussi la parturiente afin de s'assurer que "en interne" tout se passe bien.
Pour se faire, l'on utilise un instrument appelé spéculum (Speculum matricis) ou Dioptre.

Il s'agit d'un instrument qui permet d'élargir la cavité vaginale par l'écartement des parois du vagin, pour pouvoir visualiser et examiner le col utérin et le vagin et ainsi donner un accès au canal cervical et à la cavité utérine pour pratiquer de multiples examens, comme :

  • La mise en évidence des lésions vaginales et cervicales macroscopiques, infectieuses, inflammatoires...
  • La détermination de l'origine d'un saignement génital ;
  • Faire l'amnioscopie et la mise en évidence d'un écoulement du liquide amniotique macroscopiquement (visible à œil nu) ;
  • Vérification de l'absence de décollement de parois ;
  • Ouverture ou non du col ;
  • Positionnement du bébé ;
  • Positionnement de la secondine...



Avant tout examen gynécologique, il convient de s'enduire les mains d'huile de violette et de laurier.

4) Le régime des femmes enceintes

Le médecin Albert déclare ainsi : « il faut avoir soin des femmes enceintes pour éviter tout accident ». De même, Aldebrandin de Sienne, dans son Régime du corps, consacre un chapitre à la femme intitulé : « Comment la femme se doit garder quand elle est enceinte ».

Tout d’abord, celle-ci doit suivre un régime alimentaire. Elle doit par exemple éviter de manger des choses trop salées, son alimentation doit être modeste et bien équilibrée et elle doit boire « bon vin trempé à un peu d’eau ».

Certains aliments sont conseillés comme la poire, le gingembre, la cardamome ou la noix de muscade. Dans son traité, Valescus de Tarente conseille d’éviter les mets épicés comme les câpres, les olives non parvenues à maturité, les fèves, le sésame et la menthe sauvage. Il faut user de bonnes nourritures, boire du vin rouge, gober des oeufs frais et manger des fruits bien mûrs comme le coing ou la poire qui sont censés fortifier le ventre.
A noter toutefois que la menthe est utilisée comme moyen de stopper les nausées du début de grossesse.

Il est conseillé à la femme d’éviter tout ce qui peut être nuisible à l’embryon, comme le travail et l’exercice superflu, les atmosphères sombres et humides, les sauts et les chocs. La femme enceinte est presque considérée comme une personne malade car sa santé devient beaucoup plus fragile et tout doit être fait pour lui faciliter la vie. L’entourage de la femme enceinte est donc également concerné par son état.

Les envies des femmes enceintes existent : « Elle a des envies comme manger de la terre ou du charbon ou des fruits comme pommes et mûres ». Cette idée remonte en fait à l’Antiquité, car Barthélémy l’Anglais explique que «selon Aristote et Galien c’est signe qu’une femme a conçu quand elle désire diverses choses ». On pense que si ces envies ne sont pas satisfaites cela peut laisser des traces sur l’enfant. Ces derniers se sont également demandés si ce n’était pas en fait l’enfant qui désirait quelque chose, et n’étant pas satisfait, il essayait alors de sortir du ventre de sa mère, ou alors la mère, trop bouleversée par cette envie non satisfaite, en perdait son enfant. Un remède contre les envies des femmes enceintes, proposé par Trotula, prescrit à celle-ci de manger des fèves cuites dans du sucre.

Plantes recommandées pour faciliter la grossesse :

1) Sur le plan diététique :

• Avoine : Excellent tonique pour les humeurs à même de prévenir de nombreux troubles susceptibles de survenir au cours de la grossesse : angoisse, la mélancolie, etc.
• Framboisier : Action générale relaxante et tonifiante, avec un effet particulier au niveau de la matrice dont il facilite le relâchement permettant de prévenir de fausses contractions en fin de grossesse aussi dit faux travail et d'obtenir des contractions plus efficaces lors de l'accouchement (sous forme d'infusion de feuilles) avec, pour conséquence, un travail moins long et moins problématique. Il est toutefois à éviter en début de grossesse.
• Ortie : Compte tenu de sa richesse et de ses qualités, est très utile pour compléter une ration alimentaire déséquilibrée. A signaler, en outre, qu'elle favorise l'allaitement et, de ce fait, vivement recommandée aux femmes qui allaitent.
• Trèfle rouge : Plante extrêmement nutritive riche de qualité à extraire ou infuser, permet d'équilibrer les humeurs et évite ainsi des maladies vaginite, problèmes de peau, etc.


2) Sur le plan thérapeutique :

Dans la mesure - cela va de soi, mais encore mieux en le disant - où elles sont prises aux doses habituelles recommandées.

• A visée cardio-vasculaire : Agripaume - Ail - Vigne rouge.
• A visée digestive : Badiane - Camomille - Gingembre - Lin (graine) - Mélisse - Prune.
• A visée rénale et urinaire : Bourrache - Orthosiphon - Pissenlit.
• A visée neuro-psychique : Avoine - Mélisse.
• Afin de renforcer le système immunitaire : Ail -

3) Quelques recettes contre les nausées

• Feuilles de menthe à mâcher, à faire infuser (les huiles essentielles de menthe sont aussi efficaces contre les nausées, mais en règle générale, on les évitera lors d'une grossesse).
• Ajouter du gingembre en poudre ou quelques rondelles de racine fraîche dans une tisane le matin.
• Ajouter de la cannelle en poudre ou un bâtonnet dans une tisane le matin.
• Mélanger de l'aneth, de la camomille, du fenouil et de la mélisse. Faites infuser dans de l'eau bouillante quelques minutes et faire boire
• Pour aider à apaiser les nausées, vous pouvez masser l'abdomen avec 2 gouttes d'huile essentielle de bois de rose, de lavande ou de poivre noir.
• Diluer 1 cuillère à soupe d'argile verte en poudre dans un verre d'eau et faire boire. L'argile agira comme un pansement dans votre estomac. Le soulagement est immédiat.

Plantes à éviter, contre-indiquées ou interdites au cours de la grossesse :

1) Les plantes mentionnées dans le liste ci-dessous ne constituent pas une liste exhaustive et - par mesure de précaution - nous vous recommandons de ne prendre, en règle, aucune autre plante médicinale que celles indiquées plus haut sans l'avis et la prescription d'un médecin phytothérapeute qualifié.

• Bourse-à-pasteur qui est considérée comme une plante abortive.
• Romarin.
• Sauge.



2) Enfin - bien évidemment - toutes les plantes dangereuses et baies toxiques
- Le laurier rose et le laurier cerise
- Le cytise
- Le muguet
et d'autres qui vous seront détaillées par la suite.


4) La sexualité de la femme enceinte

Ils sont condamnés, l’accent est mis sur la vie de l’enfant, sur le souci de préserver la vie de l’embryon. Enfin, le fait que la femme enceinte soit considérée comme impure puisqu’elle porte en son sein un être non baptisé et la peur de la violation du secret divin remettent fortement en question tout rapport sexuel avec la femme enceinte.


5) Quelques activités à proscrire

Toutes activités pouvant être violentes doivent à être à éviter, voire à arrêter. Notamment l'équitation, surtout le premier trimestre de la grossesse où les secousses provoquées par l'équidé peuvent déclencher des complications voire des fausses couches.
En outre, si la parturiente a envie de monter au second trimestre de sa grossesse, alors on peut lui autoriser les longues ballades à allure calme, sans omettre de lui signaler qu'elle risque une chute.

Chute qu'elle risque également d'une échelle ou d'un escalier. En fait toute activité ou travaux demandant efforts physiques réguliers est donc à proscrire le temps de la grossesse.
La femme enceinte doit prendre soin de son corps et par la même occasion protéger la vie de son enfant.


Conclusion

La femme enceinte a donc un statut particulier, on prend soin d'elle. Le médecin prodigue à la future mère des conseils d’alimentation et d’hygiène. En revanche, si certaines femmes issues de milieux aisés fréquentent parfois des médecins, et ce par souci de préserver la vie du futur héritier, la majorité d’entre elles n’ont aucun contact avec eux et s’en remettent aux soins des voisines et des sages-femmes. Il n'a pas été mentionné l'avortement ni l'infanticide, pourtant il faut savoir que c'est une réalité. Par l'utilisation à des fins abortives de «poisons de stérilité» tels que des graines de fougère ou de gingembre ; des feuilles de saule, d'épidème, de rue ; des mélanges d'aloès, de persil, de fenouil ou encore des bains de camomille.

Tout au long de la grossesse, la femme est donc considérée comme un être à part qu’il faut surveiller et protéger. Son existence elle-même est transformée. Toutes ces attitudes sont destinées à protéger la vie de l’enfant. C’est pourquoi avortement et infanticide sont lourdement sanctionnés. Après une grossesse protégée, la mère, dans un environnement féminin, s’apprête alors à donner la vie.


Cours rédigé par Stephandra du Moutier,
Repris et modifié par Anya Giffard de Puycharic,
Médecins diplômés de l'Ostel-Dieu de Paris

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